Preuve que la pluie n’a pas découragé les citoyens, l’événement aurait attiré plus de participants que l’an dernier.
«Seulement pour la marche en début de soirée, ils étaient plus d’une centaine. Je suis vraiment contente», a indiqué Jennifer Dionne, intervenante à la vie collective à la Maison Habit-Action.
D’après plusieurs commentaires, la pluie a finalement été un élément de plus pour conscientiser davantage la population aux nombreux défis rencontrés par les personnes en situation précaire.
«On se rend compte qu’on est bien dans le confort douillet de notre maison», a affirmé Nathalie Guindon, directrice générale de la Tablée populaire.
Une quarantaine de bénévoles, dont des élus municipaux et le député de Drummond à la Chambre des communes, François Choquette, se sont relayés, notamment pour servir de la nourriture.
«Beaucoup d’adolescents, par l’entremise du Centre jeunesse et des Maisons des jeunes, se sont également impliqués cette année. Ils ont été très généreux», a souligné Mme Dionne.
Même s’il s’agissait d’une occasion de réflexion sur une triste réalité, la 23e Nuit des sans-abris s’est déroulée dans une ambiance festive. Animation, musique, pièce de théâtre, lectures de textes touchants, visionnement du documentaire «L’hiver 54», concours d’abris de fortune, braise d’espoir, etc. ont diverti les personnes présentes.
L’événement se déroulait dans 26 autres villes à travers le Québec.
Laisser tomber les préjugésL’objectif de cette nuitée était de faire de la sensibilisation autour du thème «Personne n’est à l’abri», car nul n’est à l’abri d’une perte d’emploi, d’une rupture familiale, d’un problème de santé… Des raisons qui peuvent mener à la rue.
«Il ne faut pas fermer les yeux sur l’itinérance, car c’est une réalité pas si lointaine qui existe à Drummondville», a spécifié l’intervenante à la Maison Habit-Action.
Pour celle-ci, il est important de laisser tomber les préjugés.
Heureusement, différents services sont offerts dans la région afin de leur venir en aide et améliorer leur situation, tels que la Tablée populaire, le Refuge La Piaule, l’Ensoleilvent, le Carrefour d’entraide, le Comptoir alimentaire et la Maison Habit-Action.
«Actuellement nous avons neuf résidents à temps plein et nous sommes complets. Nous devons donc composer avec des listes d’attente», a expliqué Mme Dionne, précisant qu’il est difficile de quantifier le nombre de personnes sans domicile fixe à Drummondville.
L'accessibilité à l'ensemble des services et leur tarification inquiètent beaucoup de gens. La 23e Nuit des sans-abris était également l’occasion de sensibiliser la population à cette problématique.

