Les manifestants ont pris le départ au Cégep de Drummondville pour se rendre au parc Saint-Frédéric, en plein cœur du centre-ville, près des festivités du Mondial des cultures. Un endroit stratégique afin de se faire entendre par plusieurs personnes.
La présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Éliane Laberge, et Gabriel Nadeau-Dubois, porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (Classe), y ont prononcé de brefs discours.
«Continuez à rester mobilisés au cours de l’été. Je pense qu’on a changé drastiquement la face du Québec et ça, il faut le garder», a soutenu la présidente de la FECQ.
«Tant qu’il y a des gens dans la rue, Charest n’est pas en paix et on laisse encore la porte ouverte aux changements», a pour sa part indiqué M. Nadeau-Dubois.
Ce dernier a tenu à rappeler que la lutte actuelle est bien plus qu’un mouvement de grève étudiant. Il est devenu un mouvement de contestation sociale.
«On lutte parce qu’on veut que l’éducation soit accessible à tout le monde. On lutte également parce qu’on veut changer les structures démocratiques et parce qu’on pense que la manière dont fonctionne le Québec actuellement n’est pas adéquate», a-t-il proclamé.
«On ne se bat pas pour payer plus, mais bien pour un projet de société. On n’est pas seulement contre la hausse des frais de scolarité. On est pour un Québec plus juste, plus égalitaire», a-t-il laissé tomber.
La manifestation n’est pas venue perturber les activités du Mondial des cultures. Elle s’est faite dans le calme et le respect.


Au lieu de penser aux biens matériels (les vitrines) ou aux biens à court terme (les étudiants qui veulent retourner en classe), il vaudrait bien penser aux biens de la société qui, si on la laisse continuer comme ça, deviendra bien vite invivable. Une économie aussi mal gérée que celle du Québec ne peut faire aucun bien à personne, que vous soyez «rouge» ou «vert». Pour ma part, j'encourage toutes ces actions étudiantes (dans la mesure où elles restent pacifiques bien entendu) et j'espère que Charest enlèvera les billets de banque qui bloquent ses oreilles, parce que là, c'est le temps qu'il quitte son siège. Siège qui va être bien chaud car il n'en a pas bougé depuis 8 ans. C'est assez.