De fait, les élus municipaux ont statué majoritairement que la restriction recommandée par le CCU, entourant le choix de matériau qui s’intégrait difficilement au plan architectural de la Ville, allait à l’encontre de l’objectif recherché de dynamiser le centre-ville.
«Le vote n’a pas été unanime, car certains ont maintenu leur position, a indiqué Jocelyn Gagné, conseiller municipal. Sept élus ont adhéré au concept initial contre cinq qui se sont opposés.»
Au dire de M. Gagné, le débat de mardi dernier s’est déroulé dans la cordialité et le respect.
«Nos collègues du CCU ont compris que c’était la chose à faire. En fait, ce sera un élément qui viendra bonifier l’offre», a-t-il expliqué.
«En acceptant ce projet, on permet donc au centre-ville d’être encore plus dynamique, novateur et rassembleur. Nous ne souhaitons pas créer une atmosphère d’homogénéité. Si tout est pareil, personne ne s’y retrouvera», a-t-il ajouté.
Rappelons que M. Lefebvre avait entamé ses démarches en investissant plusieurs milliers de dollars afin de faire parvenir par bateau la paille avant même de déposer son projet à la Ville. Au début juin, il avait admis sa maladresse en affirmant avoir peu d’expérience dans ce domaine.
Celui-ci était donc soulagé et heureux d’apprendre cette bonne nouvelle.
«La paille sera installée le 3 juillet, juste à temps pour le Mondial des cultures!», a-t-il exposé.

