Il est en effet permis à toute personne habile à voter de recourir à la Commission municipale du Québec (CMQ) afin d'examiner la conformité d'un ou de plusieurs règlements du nouveau plan d'urbanisme que le conseil municipal de Drummondville a adopté le 3 juillet. La demande, qui doit être signée par cinq personnes habiles à voter du territoire de Drummondville, doit parvenir à la CMQ dans les 30 jours suivants alors que la CMQ a 60 jours pour répondre.
«C'est ce que nous allons faire», clame Michel Beauchamp qui est devenu une figure connue dans les médias nationaux du Québec depuis que L'Express a montré son potager urbain en page une le 8 juillet. Le couple a été interviewé par Le Devoir, La Presse, TVA, NRJ et même des médias anglophones.
«Nous avons contacté la Ville et Mme Suzanne Bégin, une inspectrice du Service de l'environnement, nous a confirmé qu'on pouvait se servir de l'emprise municipale, en bordure de la rue, (environ sept pieds). De plus, il n'est pas clair à savoir si notre jardin ne peut couvrir plus de 30 % de la superficie de notre terrain. Je ne me plie pas à ça. Notre potager a été aménagé de façon responsable et intelligente. Je sais que j'ai un droit acquis mais je ne veux pas que ça devienne un freak show et que je sois marginalisé. Il y a un droit pour tous à défendre ici», a précisé M. Beauchamp.
De son côté, le directeur général de la Ville de Drummondville Claude Proulx n'a pas été moins sollicité par les journalistes, non sans démontrer sa détermination à faire respecter la réglementation. «C'est une question de cohésion de la trame urbaine. Nous n'avons pas de problème avec les potagers en façade dans ce secteur de la municipalité, mais il faudra se conformer aux règlements en vigueur relativement à l'emprise et à la superficie maximale destinée à cet usage», a-t-il déclaré, invitant les citoyens qui souhaitent un changement au règlement d'entamer le processus de demande d'amendement.


Bien exprimé, madame Julie. Aux temps difficiles, nos grands-parents et arrières grands-parents pouvaient faire un beau jardin sans pesticide, juste avec un peu d’engrais de ferme. Ils avaient les deux pieds sur terre et conscient des bienfaits de la terre. Nous, c’est le béton et l’asphalte qui nous sert de paratonnerre. Woody Allen et son film « les Robots » a vu juste pour l’avenir qui ressemble à notre présent. Dire que New York n’a pas besoin de traiter son eau potable. C’est la grande ville qui aide les ruraux sur les 200 km à partir des bassins versants et non, le contraire. Méthode biologique à moindre coût et... trop facile pour le Québec.