Parmi eux, on peut penser aux membres du Club de ski de fond Saint-François, qui dénoncent le fait qu'ils risquent ainsi de perdre une partie stratégique de leur réseau de pistes, et à des citoyens du secteur du Boisselier, qui invoquent l'amputation de ce couvert forestier, pour manifester en conséquence leurs doléances face à la concrétisation ce projet à cet endroit.
Dans un entretien téléphonique, Mme Desbiens a rappelé l'engagement signifié par la présidente de la CSDC, Jeanne-Mance Paul, au nom du conseil des commissaires, de faire preuve d'une grande transparence dans ce dossier en exposant la situation telle qu'elle se présente, tout en prenant compte des objections soulevées.
Christiane Desbiens a pris soin de souligner sa perception de la même volonté de la Ville de Drummondville, celle-là même qui céderait à la CSDC le terrain pressenti après en avoir fait l'acquisition du VQA, comme cela s'est fait dans le cas des deux précédents dossiers de construction d'une école primaire sur le territoire.
Celle-ci a donné l'assurance de la participation à cette rencontre de représentants de la Ville dont celle du conseiller municipal Pierre Levasseur, de même que celle de la CSDC par l'entremise, entre autres, du vice-président de la CSDC et commissaire du secteur Saint-Charles, Jean-François Houle.
Le forum idéalIncidemment, lors de la dernière séance du conseil des commissaires, devant les porte-parole des opposants, en l'absence de Jean-François Houle, la présidente de la CSDC, Jeanne-Mance-Paul, a bien voulu prendre le relais pour livrer le message écrit par son collègue pour les inviter à un tel exercice.
Avocat de profession, Me Houle a d'abord manifesté son regret de ne pas avoir pu s'investir davantage dans le dossier au niveau de la consultation, celui-ci étant exceptionnellement retenu dans un procès se déroulant à l'extérieur de la région et qui perdure depuis le début de février.
Ce procès achevant, le vice-président de la CSDC souscrit donc à l'idée d'une telle rencontre et la voit même d'un très bon œil.
«Je suis disposé à participer à une rencontre ouverte d'informations et d'échanges qui dépasserait le cadre rigide de la période réservée à l'assistance», a manifesté Me Houle en exprimant le souhait que tous pourront en sortir gagnants.
«Les intéressés pourront donc poser toutes les questions, faire part de toutes leurs inquiétudes. Du côté de la Commission scolaire, ce sera le forum idéal pour expliquer le cheminement de tout le dossier, de voir les alternatives possibles mais également d'expliquer les contraintes qui nous limitent», a fait part le commissaire Houle tout en accordant sa confiance au dialogue et aux capacités de l'un de comprendre la situation de l'autre.
Pour 2013-2014La directrice générale de la CSDC, Christiane Desbiens, en est une autre qui croit aux vertus d'une rencontre ouverte pour permettre à chacun de bien exprimer son point de vue et de le peaufiner.
D'ailleurs, selon elle, certaines choses restent encore à vérifier du côté de la Commission scolaire dont des tests de sol.
Néanmoins, Mme Desbiens reconnaît que certains chiffres peuvent faire peur à priori comme lorsque l'on parle des quelque 400 000 pieds carrés requis, sauf qu'il faut mettre en perspective le fait que le bâtiment scolaire n'occupera que 7% de cette superficie et que bien des possibilités sont existantes pour l'aménagement de l'espace des autres services.
Selon la directrice générale de l'organisme scolaire, il est déjà acquis que des bandes boisées seront préservées d'où les possibilités qui s'offrent pour le ski de fond, par exemple.
Christiane Desbiens n'ose pas s'avancer sur les incidences de la contestation citoyenne sur le choix de l'emplacement de l'école C, mais elle est la première à admettre que ce n'est pas par caprice que l'échéancier a été élaboré en fonction d'une ouverture en 2013-2014 en raison de la pression de la clientèle du territoire pédagogique sur les deux écoles existantes.

