@R:Dans l’après-midi du 29 juin, la mère inquiète d’Anaïs Messier, Nathalie Bernier, a contacté le bureau du député Blanchet pour demander de l’aide pour sa fille. «La seule aide que je peux vraiment apporter est de dénoncer et d’alerter l’opinion publique», a exprimé le député de Drummond.
Selon les informations obtenues par la mère inquiète, le groupe de militants, dont faisait partie Anaïs Messier, était hébergé à l’Université de Toronto.
Dans la nuit du 26 au 27 juin, des agents de la police de Toronto ont arrêté les jeunes puis les ont amenés à l’Institut du Cinéma de Toronto, qui avait été loué par les autorités policières à cette fin. Mme Bernier n’a eu des nouvelles de sa fille que dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu’un représentant d’un groupe de protection des droits civils l’a informée de la situation. Sa fille serait détenue sous des charges de conspiration.
D'après Yves-François Blanchet, Anaïs est l'une des victimes d’une opération politique du gouvernement Harper.
«La plupart des manifestants qui se sont déplacés à Toronto sont pacifiques. Très peu ont été arrêtés parce qu'ils constituent une menace. Harper a voulu justifier son budget de fou et il a donné ordre à la police de Toronto de faire tout un spectacle. Les commentaires de la police et du maire de Toronto sont irrespectueux. Ils font fie de la démocratie et du droit de manifester pacifiquement», a exprimé le Yves-François Blanchet.
Pour le député, l'arrestation d’Anaïs Messier et des 900 autres personnes justifie les centaines de millions dépensés par le gouvernement Harper dans le cadre des sommets conjoints du G8 et du G20.
«Ce sont les rafles les plus importantes de l’histoire du Québec et du Canada… deux fois plus importantes même que celles de la crise d’octobre», s'est insurgé Yves-François Blanchet, qui maintient que la population a le droit de s'exprimer et qui déplore que le premier ministre Harper souhaite «épater ses copains».
Précisant qu'il est difficile d'intervenir dans ce processus judiciaire, le député invite donc la population à décrier la situation publiquement.
«Les gens peuvent exiger de leur gouvernement un peu de décence. Leur seul recours est de s’exprimer. À défaut d’être entendus, ils se souviendront de la façon que le gouvernement d’Ottawa traite ceux qui ne partagent pas son avis. Drummond a un devoir de solidarité envers Anaïs et un devoir envers la protection des libertés civiles et de la démocratie. Le processus judiciaire doit suivre son cours, mais Drummond exige la libération immédiate d’Anaïs Messier», a-t-il conclu, avec sérieux.
