Pédophilie : André Roux prend le chemin de la prison

Lise
Lise Tremblay
Envoyer à un ami

Envoyer cet article à un ami.

Son nom inscrit dans le registre des délinquants sexuels à perpétuité

Âge de 53 ans, André Roux s'est fait montrer le chemin de la prison le 6 juillet dernier après que le juge de la Cour du Québec, Gilles Lafrenière, l'eût déclaré coupable d'exhibitionnisme, d'incitation à des contacts sexuels et à des contacts sexuels sur une enfant d'âge mineur.

André Roux a été condamné à une peine d'incarcération de deux ans.

En plus d'avoir été condamné à une peine d'incarcération de deux ans, André Roux devra respecter une série de mesures strictes dans le futur, dont celle de se soumettre à la Loi sur l'enregistrement de renseignements sur les délinquants sexuels à perpétuité, de fournir un échantillon corporel aux fins d'une analyse génétique et, pour les vingt prochaines années, de ne pas se placer dans une position où il pourrait être en contact avec des jeunes de moins de 16 ans (parc, Internet, travail, bénévolat, etc.).

En position d'autorité

Les faits reprochés remontent à l'année 2009.

André Roux travaillait alors pour un encanteur de Saint-Guillaume. Chaque samedi, sous la direction des parents de la victime, M. Roux voyait aux préparatifs de l'encan. Toutefois, le 2 mai 2009, les parents ont dû s'absenter momentanément du travail. L'accusé s'est alors offert pour garder la victime.

Sans entrer dans tous les détails, durant ce moment d'absence parentale, André Roux a exhibé son sexe à la jeune victime, a demandé à être caressé et a touché certaines parties du corps de la victime.

L'enfant a tout raconté à son père, dès son retour.

Plusieurs facteurs aggravants

Lors du procès, le juge Gilles Lafrenière a rappelé que les facteurs aggravants et atténuants ont servi de guide dans la détermination d'une peine juste et appropriée.

Dans ce cas-ci, le Tribunal a conclu que les facteurs aggravants étaient nombreux.

Le juge a notamment soulevé que l'accusé a infligé un mauvais traitement à un enfant, qu'il était en situation d'autorité, qu'il nie toujours les gestes reprochés, qu'il a des antécédents en semblable matière, qu'il démontre une absence complète d'empathie pour la victime et qu'il présente un risque élevé de récidive.

Malgré les nombreux faits aggravants, le Tribunal a considéré les actes commis pour ce qu'ils sont.

«Les gestes qu'ils posent ont de graves conséquences pour la victime, mais dans la hiérarchie des infractions d'ordre sexuel, ce ne sont pas les plus graves. Les événements se sont déroulés en une seule journée et n'ont pas de caractère répétif (…) Le Tribunal conclut donc qu'une peine de détention de deux ans est juste et approprié», peut-on lire dans le jugement.

Lieux géographiques: Saint-Guillaume

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5

Merci d'avoir voté

Haut de page

Commentaires

Commentaires