Quand je suis arrivée à la mairie, mon nom était plutôt associé au domaine de la culture. Il y a des personnes qui ne me voyaient pas nécessairement à la tête d'un organisme de développement économique. Pourtant c'est l'une des tâches que j'aime le plus. Le milieu entrepreneurial drummondvillois est dynamique, novateur et les initiatives y sont nombreuses. Certaines entreprises comptent parmi les plus beaux fleurons de l'économie québécoise. Je suis entourée d'un conseil d'administration solide et dévoué. Quant à l'équipe en place, elle est avant-gardiste et pleinement engagée dans sa mission.
Quels souvenirs souhaiteriez-vous que les citoyens conservent de Francine Ruest Jutras, mairesse de Drummondville ?Une femme qui aime profondément sa ville, qui a cru à son potentiel, qui a voulu mettre en valeur ses atouts en misant sur l'engagement des citoyens. La concertation, c'est une de nos grandes forces. Il faut continuer en ce sens et avoir de l'audace. Je crois que le développement du Québec passe par les municipalités vigoureuses et innovatrices et je veux qu'on soit une ville inspirante.
Madame la mairesse, vous allez faire l'objet d'une belle fête, est-ce que c'est quelque chose qui vous touche profondément ?Je suis sensible à cette délicate attention et je remercie chaleureusement les initiateurs de cette fête. Mais ces 25 ans, c'est aussi l'occasion pour moi de me remémorer tous ceux et celles qui m'ont accompagnée dans ce parcours, la famille, les proches collaborateurs, les collègues, les membres de l'organisation municipale.
Même s'il reste encore plus d'un an à votre mandat de mairesse, est-ce que les projets de retraite commencent à se préciser ? Pourriez-vous nous en partager quelques-uns ?Je souhaite d'abord passer plus de temps avec ceux que j'aime, famille et amis. Je vais recommencer à jouer du piano et lire davantage même si je fais déjà beaucoup de lecture. J'aimerais aussi m'engager à mon tour dans des organismes du milieu et continuer à défendre des causes auxquelles je crois dont celles liées à la condition des femmes, pour ne nommer que celle-là.

