Le coroner Garneau doit se pencher sur un tragique événement

Jean-Pierre
Jean-Pierre Boisvert
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C'est le coroner Yvon Garneau qui aura à faire la lumière sur un événement tragique qui est survenu cette semaine à Drummondville lorsqu'un jeune garçon de 12 ans s'est enlevé la vie.

Le coroner Yvon Garneau

«Le travail du coroner, un officier public qui est mandaté par le Bureau du coroner du Québec qui relève du Ministère de la Sécurité publique, est de comprendre les causes et circonstances de toute mort qui n'est pas naturelle et, dans le cas présent, la stupéfaction et la tristesse sont les premières émotions qui nous envahissent. Plusieurs questions nous submergent devant un tel drame et bien des gens m'ont interpellé ces derniers jours pour connaître la nature de l'enquête que je viens d'amorcer. Ce n'est pas facile de regarder ça froidement et de mettre en application la «Loi sur la recherche des causes et des circonstances des décès». C'est le troisième cas de suicide d'un enfant de 14 ans et moins que je dois investiguer depuis que je suis en poste, il y a 7 ans», a confié l'avocat drummondvillois.

Selon lui, dans chaque cas, il y a une raison. «Soit il y a un trouble avec la drogue, avec les parents, avec l'école, un problème de santé mentale, d'intimidation ou d'abus d'un tiers. Mais, dans ce cas-ci, aucune de ces raisons ne semble pouvoir être évoquée. Fondamentalement, le but de découvrir les causes est de chercher à éviter que cela ne se reproduise. L'une des premières questions qui prend le dessus dans presque tous les cas consiste à se demander si la jeune victime a vraiment voulu mourir. A-t-elle posé un geste pour impressionner ? C'est pour ça qu'il est important de comprendre ce qui a poussé un enfant à agir de la sorte. Et dans ce processus, il faut dire que j’obtiens une collaboration exemplaire des enquêteurs spécialisés de la Sûreté du Québec», a expliqué Me Garneau. «Dans une situation comme celle-là, on ne peut faire autrement que de se mettre à la place des parents et d’imaginer la grande peine qui les afflige. Je leur exprime toutes mes sympathies», a-t-il dit.

Pour aider à comprendre les motifs qui mènent au geste ultime, Yvon Garneau participe à une vigie sur le suicide en compagnie de médecins et de professionnels de la santé du CSSS. «Nous nous réunissons une fois par mois et nous étudions la trajectoire de vie d'une personne qui s'est enlevée la vie», a-t-il révélé.

Comme dans tous les cas où est instituée une investigation d'un coroner, le présent événement fera l'objet d'un rapport qui sera rendu public dans quelques mois. 

De son côté, le Centre d’écoute et de prévention suicide Drummond a transmis vendredi un communiqué à la presse dans lequel l'organisme offre ses condoléances à la famille, aux amis et aux proches, rappelant que «dans ce genre de situation, il ne faut jamais oublier que la problématique du suicide est multifactorielle et que, si vous vous sentez affectés par cet événement, ou que vous ressentez le besoin d’en parler, il est important pour vous ou vos proches d’aller chercher du soutien».

L'organisme indique que différentes formes de soutien s’offrent à ceux qui le désirent, nommément la ligne du centre d’écoute et de prévention suicide Drummond, soit le 1-866 APPELLE (277-3553), et ce 24 heures sur 24.

Organisations: Garneau, Bureau du coroner du Québec, Ministère de la Sécurité publique Sûreté du Québec Centre d’écoute

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  • Pere Sonel
    19 novembre 2012 - 16:52

    Je comprends le malaise et en tout respect effectivement je me suis moi-même posé la question sur la pertinence dans parler dans les médias... Ma réflexion ma porte au constat suivant, effectivement les médias on longtemps garder sous silence le décès surtout lors de geste volontaire. Dans le cas ici bien sûr tout le monde a été en moyen de faire le lien avec le jeune homme. Bien triste situation et pour ces amies, mais surtout pour la famille. Mais avouons qu'il est selon moi temps de se sortir la tête du sable et de faire face a la musique ...et aux musiciens. Loin de moi l'idée de blâmée la famille ni les proches, encore moins le collège ou il étudiait, mais je crois personnellement qu'il est temps d'ouvrir les yeux sur ces suicides chez les jeunes enfants, d'entreprendre la discussion... de ce rendre a l'évidence qu'il y a de plus en plus de jeunes a court de solution, de moyen et re ressource pour les écouter et leurs venir en aide. Alors en espérant que cette bien triste situation soit le prémisse d'une longue réflexion sociale sur l'état de nos jeunes que nous "parentifions" très jeunes et que nous croyons a l'abri de tout. Forcé d'admettre que nous sommes face à un échec social quant au support et l'aide apportés à nos jeunes enfants et que collectivement il es grand temps d'y voir. La mise a jour ne passera malheureusement pas par une version 1.2 de cette magnifique jeunesse que nous négligeons au détriments de combien de moyen de communication soit disant efficace et de notre temps. Mes sympathies a la famille et aux proches

  • Marthe Roy
    18 novembre 2012 - 12:25

    Je compathie vraiment avec l'équipe mais surtout avec ces pauvres parents qui restent avec leur douleur incommensurable ! Je connais cette douleur car je la vis depuis 8 mois, ma fille de 26 ans s'étant enlevé la vie le 12 mars 2012. Je vous souhaite tout le courage du monde et comme le dit Linda Lemay dans sa chanson, quand on perd un enfant , il n'y a pas de mots... A quand la mobilisation pour que cela cesse ??? J'aurais le goût de crier aux jeunes : " Non ne fais pas ça, c'est pas un jeu, tu ne te réveilleras pas là ! " Chers parents, COURAGE, COURAGE et encore COURAGE !

  • André Sirois
    18 novembre 2012 - 10:53

    J,ai lu l,article , je suis juste un homme bien ordinaire qui donne son opinion . Parfois les jeunes ont des difficultés à vivre à l'école pas juste intimidation par d'autres jeunes mais par un professeur et l'enfant a peur de parler, je ne dit pas que c'est sa la raison , mais il faut chercher de se coté aussi, mon fils a vécu cela à l'école mais lui il nous en a parlé et on a réglé le problême et mon fils va bien et le professeur ses retrouvé en prison , il y avait d'autres charges plus graves qui avaient été découvert en même , elle vendait de la drogue à l'école. Alors il faut fouiller partout partout .

  • Christian
    17 novembre 2012 - 16:02

    En tout respect pour le coroner et le journaliste, qui prend bien soin de ne pas identifier l'enfant, je me demande si cet article était bien nécessaire. Un suicide, peu importe l'âge du défunt, doit faire l'objet d'une enquête par le coroner, mais ne devrait pas être du domaine public. C'est un événement qui a trait à la vie privée de la personne qui décide de mettre fin à ses jours (et de sa famille). À Drummondville, les nouvelles circulent rapidement, les rumeurs aussi. Aujourd'hui, tout le monde (ou presque) sait de qui il est question dans le texte de M. Boisvert. L'équation est trop facile à faire. On avait pas besoin d'en ajouter. Les proches et les amis de l'enfant ont déjà suffisamment de peine comme ça sans qu'on vienne en remettre... Bref, je ne peux qu'éprouver un profond malaise en lisant ça. Cela dit, je compatis sincèrement avec la famille. Le coroner peut tout aussi bien faire son travail en pareilles circonstances sans que celui-ci soit ainsi diffusé, ajoutant ainsi au drame dont tout le monde se serait bien passé.