Une chose est sûre, des questions seront posées au maire Yvon Nault et aux membres du conseil municipal lors de l'assemblée de lundi soir à l'hôtel de ville de Saint-Germain, notamment celle portant sur les frais d'entrée fixés à 4,2 millions de dollars.
«Cette somme apparaît nettement exagérée», se dit d'avis Germain Bélanger, qui dit avoir pris connaissance de l'entente dans son entier. «Il y a trois ans à peine, il était question de frais d'entrée d'un million de dollars. Et même au cours de l'hiver dernier, il n'y avait pas d'indication que ce montant allait quadrupler. Que s'est-il passé pour arriver à une telle augmentation? Est-ce une réaction à la non-fusion? Autrement dit, étant donné qu'il n'y a pas de fusion, un prix plus élevé nous est-il imposé? Après tout, cette somme de 4,2 millions $ représente près du tiers du montant qu'il faudra emprunter, soit 11,5 millions $ selon l'avis de motion du règlement d'emprunt».
Autre détail qui titille l'ex-magistrat, celui du volume quotidien de 4 416 mètres cubes réservé pour les 30 prochaines années. «Je comprends qu'en se basant sur la consommation actuelle qui ne dépasse pas 3 000 mètres cubes par jour, on s'est gardé une petite marge, mais cette marge suffira à peine à satisfaire la croissance du secteur domiciliaire. A-t-on pensé à l'augmentation inévitable des activités dans les secteurs industriels, commerciaux et agricoles? Seront-ils complètement gelés? Il me semble que nos représentants auraient dû prévoir une clause de renégociation après cinq ou 10 ans, pas dans 30 ans. Car, s'il y a dépassement du volume prévu, la facture est très salée», a fait valoir M. Bélanger.
Vérification faite, il est effectivement stipulé dans l'entente que «lorsque Saint-Germain dépasse la capacité maximale quotidienne de consommation qui lui est réservé (4 416 mètres cubes), elle paie à Drummondville le double du coût de l'eau qu'elle doit pour le mois en cours».
Germain Bélanger, ingénieur de profession, questionne par ailleurs la facture de 60 cents du mètre cube appliquée par Drummondville. «Je connais les produits chimiques qu'utilisent les Drummondvillois dans leur usine et je ne suis pas sûr que cela atteigne 60 cents pour chaque mètre cube. Avec Acton Vale, on avait un prix de 53 cents le mètre cube», a-t-il dit.
Dépendant des réponses qu'il obtiendra à toutes ces questions, le comité de citoyens de Saint-Germain, qui compte six administrateurs et 250 membres, pourrait tout simplement demander un référendum.
Certaines de ces questions trouveront des réponses à Drummondville où le directeur général Claude Proulx sera de retour de vacances au courant de la semaine prochaine.

