François Legault confiant de former un gouvernement majoritaire

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Cynthia Giguere-Martel
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C’est un François Legault confiant de former un gouvernement majoritaire le 4 septembre prochain qui s’est présenté devant un parterre de plus de 700 militants surchauffés, samedi après-midi, au Best Western Hôtel Universel. Le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ) refuse de lancer la serviette, car il estime que son parti est en «bonne position».

«Les électeurs vont jouer un bon tour à ceux qui ont fait des sondages depuis le début de la campagne électorale, a-t-il lancé d’emblée, entouré des 100 candidats. D’ici mardi, je vous demande à chacun et chacune d’entre vous de trouver dix personnes, qui ne sont pas encore convaincues, d’aller voter pour avoir un gouvernement majoritaire!»

«Nous sommes en bonne position pour qu’on forme le prochain gouvernement. Par contre, il n’y a rien de jouer. C’est comme un match de hockey. Présentement, on est à la moitié de la troisième période. C’est 2-2 et l’issue du match est loin d’être décidée», a-t-il ajouté sous les éclats de rire et les applaudissements de la foule.

Un peu plus tôt cette semaine, M. Legault a affirmé que, selon lui, deux partis peuvent encore gagner : la Coalition Avenir Québec et le Parti québécois.

En aucun moment, samedi, durant son discours d’une vingtaine de minutes, il n'a fait référence à Jean Charest. Le chef caquiste a plutôt tiré à boulets rouges sur Pauline Marois.

«Ce que nous propose Pauline Marois, c’est la politique de la terre brûlée. Sa stratégie est de provoquer une crise. (…) Elle veut diviser les Québécois et veut le pouvoir à tout prix», a-t-il déclaré.

Il a même remis en doute l’amour de son adversaire péquiste pour le Québec.

«Quand on aime le Québec, on ne le divise pas et on ne donne pas le pouvoir aux radicaux», a-t-il manifesté, en ajoutant que Mme Marois n’a pas le monopole d’amour du Québec.

M. Legault a martelé que proposer un référendum ferait mal au Québec et que les Québécois ont «d’autres préoccupations plus urgentes».

«Un référendum affaiblirait le Québec de manière durable. (…)

70 % des Québécois ne veulent pas de référendum. Mais il y a un parti, dont la seule raison d’exister c’est de faire un référendum. Le seul parti qui est capable à trois jours du vote de rallier cette portion de gens, c’est la CAQ!», a-t-il indiqué.

Ce dernier a précisé qu’il n’était pas le premier politicien à remettre en question le référendum.

«Parmi d'autres, je me permets de mentionner René Lévesque», a-t-il souligné.

«D’ici mardi, il faut travailler à porter notre message. Un message d’espoir, de fierté. Il faut être capable d’expliquer qu’il y a juste un parti qui est capable de ramener l’intégrité, la détermination et la raison de croire», a-t-il laissé tomber.

Organisations: Coalition Avenir Québec, Parti québécois

Lieux géographiques: Québec

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