Précédemment, ces terres appartenaient à la famille Rodier, connue notamment dans le domaine de l'excavation.
D'ici quelques semaines, environ 2,5 millions de pieds carrés de cette vaste étendue désignée en zone blanche sera exploitée et défrichée pour permettre l'aménagement d'une nouvelle zone résidentielle.
«Les travaux devraient débuter d'ici la fin de l'hiver. Nous avons déposé à la Ville un projet pour préparer 33 terrains résidentiels, lesquels seront ensuite vendus à des promoteurs immobiliers», informe M. Carrier.
Plus intéressant, Alain Carrier a révélé que la bande de terrain qui demeurera disponible, celle-ci désignée zone verte et située plus près du Chemin du Diable, près de l'Usine de traitement des eaux usées, pourrait éventuellement être utilisée pour des fins industrielles et commerciales.
«Je travaille sur ce projet avec la Ville de Drummondville. Nous sommes en train de monter un dossier pour la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ). Vous savez, la Ville a besoin de terrains pour agrandir son parc industriel et plusieurs industries désirent être situées près de l'autoroute 20. Notre tâche sera donc de monter un plan concret et de faire la preuve, devant la CPTAQ, qu'il est urgent et nécessaire de développer cette partie du territoire pour le secteur industriel», expose M. Carrier, en concédant qu'il y aura «beaucoup de mouvement près de l'autoroute 20 au cours des trois prochaines années».
Selon l'évaluation de l'homme d'affaires, une somme de 20 millions $ sera consenti pour mise en œuvre de ce projet dans sa globalité.
Autoroute 55
À la Société de développement économique de Drummondville (SDED), on reconnaît que les terrains destinés à des fins industrielles sont de moins en moins nombreux à l'intérieur des limites de la Ville de Drummondville.
«En même temps, souligne le directeur général de la SDED, Martin Dupont, il reste encore quelques bonnes places dans le parc industriel. D'autre part, nous travaillons activement dans le secteur de la vitrine industrielle le long de l'autoroute 55».
Dans ce secteur, il y a de nombreux marécages et M. Dupont admet qu'il y a du travail à faire auprès du ministère de l'Environnement.
«Je reste positif malgré les embuches. La Ville aura à négocier des scénarios permettant de protéger certaines zones importantes et d'autres qui sont moins bonnes. D'ailleurs, Genivar a été embauché pour négocier des terrains. Il y a tout de même une superficie de 10 millions de pieds carrés à développer à l'intersection de la route 139 et de l'autoroute 55. D'autre part, il faut bien faire attention pour garder les prix compétitifs», a fait remarquer M. Dupont.
(Avec la collaboration de Jean-Pierre Boisvert)

