C’est en ces termes que le deuxième vice-président de l’UPA, Denis Bilodeau, a décrit, le 4 octobre dernier, lors de l’Assemblée générale annuelle de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec, dans quel esprit les producteurs québécois ont accueilli les priorités agricoles de la nouvelle première ministre du Québec, Pauline Marois. Celle-ci reconnaît le rôle prépondérant qu’occupe le secteur agricole pour l’économie du Québec par la nomination d’un ministre d’expérience en la personne de François Gendron, lequel est également vice-premier ministre.
Rappelons que Mme Marois lui a confié deux mandats prioritaires : réviser les programmes pour mieux soutenir les agriculteurs et favoriser une relève agricole absolument nécessaire au Québec et proposer et mettre en œuvre une politique de souveraineté alimentaire.
«Aidez-nous à faire de l’agroalimentaire québécois une source d’enrichissement et de fierté capable de faire vivre dignement chacun de ses artisans», lui a-t-elle lancé. Un travail qui passe par «la création d’emplois dans la production et la transformation, des investissements privés en hausse dans toutes nos régions et la fierté de consommer des produits de chez nous», a-t-elle poursuivi.
«De tels propos sont stimulants et font écho à la vision de l’UPA, c’est-à-dire produire plus pour faire face au défi des neuf milliards d’humains et répondre à la demande croissante en produits alimentaires; produire meilleur pour assurer un approvisionnement local de produits agricoles sains et de qualité; produire mieux pour protéger nos terres agricoles, prendre soin de notre environnement et assurer une relève dynamique», a expliqué M. Bilodeau.
Actuellement, seulement 30 % des produits se retrouvant dans l’assiette du consommateur sont québécois. M. Bilodeau et Jean-Luc Leclair, président régional de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec, sont d’avis que cette statistique doit changer en misant davantage sur la productivité québécoise.
«C’est important de protéger notre territoire et de faire du développement régional, car si on ne se concentre pas sur ces objectifs et que nous sommes réellement 9 milliards d’humains en 2050, on s’arrachera les terres, chaque pied carré étant nécessaire pour nourrir ces personnes dans ce contexte», a souligné M. Leclerc.
Ainsi, les défis sont nombreux et stimulants pour l’UPA.
«Notre vision d’une agriculture axée sur le développement durable, dans tous les sens du terme, coïncide avec celle du nouveau gouvernement et nous sommes enthousiastes à l’idée de collaborer avec lui pour en assurer la mise en œuvre, a spécifié le deuxième vice-président de l’UPA. À ce chapitre, nous souhaitons nous attabler rapidement avec le gouvernement pour élaborer et mettre en place des plans de développement comportant des cibles précises et des actions concrètes dans tous les secteurs de production et dans toutes les régions du Québec afin de maximiser l’effet de levier de l’agriculture pour l’économie et la vitalité de nos régions.»
D’autre part, soulignons qu’à l’occasion de l’assemblée générale annuelle, qui se tenait au Club de golf de Drummondville, les membres ont adopté le plan de financement quinquennal visant le maintien des contributions à leur niveau actuel et les augmentations de cotisations.

