Le prochain gouvernement du Québec doit s'engager envers les exportateurs québécois

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Dans une lettre qu'elle a fait parvenir aux chefs des principaux partis politiques en lice pour l'élection du 4 septembre prochain, la présidente du Conseil d'administration du Réseau des commissariats à l’exportation du Québec (RÉCOMEX), Véronique Proulx, a demandé qu'on augmente le soutien à l'exportation afin de développer l'économie et l'emploi au Québec.

«Nous voulons d'abord souligner l'effort important qui a été fait en 2011 pour soutenir les entreprises qui exportent nos produits partout dans le monde. Nous voulons aussi profiter de la présente campagne électorale pour réitérer l'ampleur des exportations dans l'économie québécoise (25 % du PIB du Québec en 2011) et l'importance, pour le prochain gouvernement du Québec, non seulement de maintenir, mais surtout d'augmenter, le soutien offert aux entreprises exportatrices et aux acteurs locaux qui les appuient.»

Le RÉCOMEX demande aux chefs de partis de se commettre envers l'exportation de façon non équivoque, et ce, en fonction de quatre demandes précises :

1-Maintenir le financement actuel aux entreprises qui exportent.

Il est essentiel d'offrir un soutien financier aux exportateurs afin de les propulser sur les marchés internationaux. Plus de 55 % des PME exportent et créent ainsi des emplois. Sans soutien, plusieurs d'entre elles n'auraient pas vendu leurs produits sur d'autres marchés.

Les partis doivent s'engager quant au maintien des programmes de soutien à l'exportation et, ainsi, reconnaître l’exportation comme vecteur de développement économique important.

2-Consolider les marchés existants et développer de nouveaux marchés.

Les efforts consentis pour les appuyer dans la concrétisation de leurs stratégies d’internationalisation et dans l’ouverture de nouveaux marchés doivent être accentués. Ces efforts passent par une meilleure concertation des acteurs locaux qui soutiennent les exportateurs ici et par les délégations et les bureaux du Québec à l’étranger.

Les partis doivent spécifier comment ils aideront les PME québécoises à ouvrir de nouveaux marchés, à partir des organismes locaux et des bureaux du Québec à l’étranger.

3- Accroître le bassin de main-d’oeuvre qualifiée : dans toutes les régions du Québec, l’accès à une main-d’oeuvre qualifiée est une problématique que rencontrent les exportateurs. Sans main-d’oeuvre qualifiée, il devient difficile d’aller chercher des parts de marché additionnelles à l’étranger. Rappelons que plus de 28 % des emplois au Québec sont reliés à l'exportation ce qui représente près de 1,1 million d'emplois dans toutes les régions.

Les partis doivent préciser leurs intentions et les stratégies qu’ils comptent mettre en place pour développer et attirer une main-d'oeuvre qualifiée, et ce, dans toutes les régions du Québec.

4- Assurer la représentativité des intérêts du Québec à l’intérieur des accords de libre-échange actuels et de ceux qui seront négociés.

Les partis doivent exprimer comment ils entendent assurer la place des exportateurs québécois dans les accords de libre échange existants et en cours de négociations, de façon à favoriser l'essor des entreprises québécoises.

Pour le RÉCOMEX, le renforcement de l'économie du Québec et la stimulation de l'emploi, passe par ces mesures, dans un contexte de forte concurrence et de mondialisation.

Lieux géographiques: Québec

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